Entreprises / web 2.0 / génération Y : le choc des cultures
Je ne suis pas certain que les entreprises aient pris conscience du phénomène de la génération Y (les canadiens parlent de la génération C comme connectée). Plus de 96% des moins de 24 ans utilisent les réseaux sociaux, on doit frôler 100% sur les 16-18 ans. Autant dire que cette fameuse génération Y, baignée de réseaux sociaux, ne va pas s’arrêter en si bon chemin. On prend des habitudes, surtout à cet âge-là !
Qui seront les prochains clients de toutes les entreprises ? Les prochains salariés ? Prescripteurs ? Prospects ? Actionnaires ? Utilisateurs ?… ne cherchez pas, ils sont là. 100% connectés via les réseaux sociaux. Une somme d’individus qui peut se lever comme une seule armée. Nestlé communique mal suite l’attaque de Greenpeace sur l’huile de palme des produits KitKat ? Le monde répond à la marque comme un seul homme.
La génération Y va-t-elle s’arrêter à notre porte ?
Les entreprises vont subir un vrai choc de culture car, en réalité, très peu sont préparées à l’arrivée de cette nouvelle génération. La réponse standard d’un dirigeant : « Facebook, mes enfants y sont. Moi je n’y suis pas. Ca ne m’intéresse pas ce genre de truc ». Chers amis, retroussez les manches car la vague sera d’autant plus forte ! La génération Y a pris l’habitude de réagir, d’intervenir, de converser, d’exister sur le web 2.0. Et les marques leaders dans le monde ont emboité le pas. Pensez-vous que le phénomène va s’arrêter aux portes de votre entreprise ? Tout le monde converse sur le web, sauf vous ?
Le pire, c’est que la plupart des salariés sont en partie sensibilisés aux réseaux sociaux : ils sont déjà inscrits, en partie utilisateurs, en partie acteurs. Mais l’entreprise met face à eux des barrières difficilement franchissables : des interdictions pures et simples de certains sites (Facebook, Twitter, YouTube, etc.), pas d’explications, surtout pas de Charte d’Expression. C’est certainement par peur de l’inconnu que les dirigeants et l’encadrement agissent de la sorte. Le dirigeant d’une grande entreprise m’a récemment dit qu’à l’époque de l’arrivée d’Internet, il avait interdit l’accès aux salariés pensant à un loisir; il n’avait tout simplement pas compris la portée de cette révolution, il le reconnaît. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, il ne veut pas faire la même erreur… toutes les entreprises vont-elles être aussi clairvoyantes ?
Le lien entre les entreprises et la génération Y, c’est la prise de conscience par l’équipe dirigeante. Donc sensibilisation, formation. Et pour des raisons de temps disponible, il faut passer par des messages forts. Je viens de prouver par A+B à un dirigeant que le premier mot associé à sa marque sur Internet était le mot « panne ». Autant dire qu’il a réagi. Enfin.
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31/03/2010 - 13:36
Croyez-vous réellement que les quasi 100% des 16-18 ans dont vous parlez utilisent les réseaux sociaux pour réagir et intervenir sur un sujet ou un autre?
Pour eux les réseaux sociaux ça se limite à Facebook, c’est juste un msn mixé avec un Skyblog : photos+discussions à plusieurs et un peu plus d’interactivité.
Je suis curieux de voir la part des 16-18 ans qui a réagi à l’attaque de Greenpeace vs Nestlé par exemple. Quasi nulle je dirais.
Je suis d’accord pour dire que les entreprises doivent tenir compte des changements de comportement liés à l’émergence du web et des réseaux sociaux, mais je trouve que l’on surestime le pouvoir de la « génération y ».
Par ailleurs c’est mon premier commentaire sur voter blog, que je lis depuis un moment maintenant, alors j’en profite pour vous dire que vos articles sont très intéressants.
31/03/2010 - 14:42
Je suis d’accord, on surestime le « pouvoir » de la génération Y, une génération en pleine construction (au rythme des évolutions technologiques notamment) et finalement assez large (les 15 à 30 ans grossièrement).
Je suis encore d’accord pour dire que les 16-18 ans n’interviennent pas forcément sur tous les sujets. Mais ils ont maintenant des habitudes (j’aime une marque sur Facebook, je note un film sur AlloCiné, je cite une marque de vêtement sur un blog…) et cette mécanique les pousse à intervenir (je peux donner un avis public sur une entreprise via le web).
Dans ce cadre-là, les entreprises sous-estiment le potentiel (le potentiel et non le pouvoir) de cette « nouvelle » liberté. D’autant que la génération Y, c’est 40% des actifs dans 5 ans ! Des gens habitués à des relations de face-à-face avec l’entreprise… il va falloir changer nos modes de communication !!! Il est là, pour moi, le choc des cultures. En forçant le trait : la génération Y n’est pas forcément puissante, c’est la génération X qui est en position de faiblesse.
Merci beaucoup pour le commentaire Sébastien (et les futurs !), n’hésitez pas à intervenir !
20/06/2010 - 15:39
il ni a pas de choc il ni a que des passages de fonctionnement la multimédiatisation a a porté de tous et surtout d l’entreprise mais celas a toujours éxisté de nouvelles formes de communication qui sont trés simple et que l’on complique a souhait pour les rendre rébarbatif pourquoi les gens sont encore entrain de toujours rappez sur un clavier sur facebook alors que la caméra et si facile parce qu’il non pas confiance on eux se nes pas une histoire de technologie et même pour les plus féru ces comme celas
20/06/2010 - 15:47
il faut que les jeunes sache qu’il peuvent être se qu’il veule être aussi incroyable que sa paresse il suffit de bien d’entouré dans une personnalité il y en toujours une qui cache un moteur prêt a démarré souvent autodidacte d’ailleurs cette personne peut monopolisé le savoir des individus qu’il entoure et faire ressortir une impulsion dynamique et va démaré et concrétisé un projet qui pouvez paraitre insolutionable de la volonté