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LCL sur Facebook : des réseaux sociaux sans conversation ni expérience ?
20/07/10
Surprenant parti pris de la part de LCL : avec un joli communiqué de presse (« LCL rend hommage au Maillot jaune sur sa page Facebook avec FullSIX »), on pouvait s’attendre à un véritable richesse de la page Facebook LCL et à de véritables échanges avec les internautes à l’occasion de l’événement le plus populaire de l’année. Le Tour de France, le Maillot Jaune, le partenaire historique… des ingrédients parfaits pour donner créer une belle expérience à l’internaute.
Suivons donc le parcours de l’internaute : à moins que LCL n’ait acheté une forte campagne de pub pour inciter les internautes à devenir fan, la porte d’entrée naturelle est le site LCL.com. La homepage s’affiche et spontanément on va vers le bouton Facebook à droite de l’écran. Mais c’est un leurre !
Le bouton ne sert qu’à la décoration ! En fait pour trouver l’accès vers la page Facebook, il faut descendre tout en bas du bas de page… aïe, premier signe négatif de l’investissement réel et de la volonté de converser avec des fans sur Facebook !
Soit, j’insiste, je clique. J’arrive sur la page officielle, et plus précisément sur l’onglet « Jeux Tour de France ». Un jeu bien mis en valeur et un bouton immanquable, donc je clique sur « Jouez »… et je sors de la page Facebook pour atterrir sur un site de LCL ! Pas de quoi avoir envie de devenir fan, d’autant qu’une grosse mention en bas en rouge m’indique « Retrouvez également sur LCL.com » !
Quel intérêt du coup de me faire passer par la page Facebook ??? Soit j’insiste encore, et avant de cliquer sur « J’Aime », je veux savoir un peu plus quel bénéfice je vais avoir… je clique sur l’onglet « Mur ». Et là, fascinant, que des interventions de LCL ! Aucune conversation engagée par un internaute !!!?? Très très étonnant, à moins… à moins que la page n’autorise pas aux internautes de créer une discussion.
Vérification faite, la page Facebook n’autorise pas aux internautes de lancer une discussion, tout juste de laisser un commentaire. On a vu mieux comme conversation ! En poussant le vice un peu plus loin, on s’aperçoit que les commentaires sont très peu nombreux, au point que ce sont les mêmes, jour après jour, sur les photos : du 07 au 10 juillet la même série est postée, les mêmes commentaires apparaissent donc (et entre nous Wokup SAS a LCL comme référence, bravo la spontanéité !).
Bref, tout ceci témoigne d’une page Facebook inutile, la simple déclinaison d’une campagne en cours et en aucun cas une véritable porte d’entrée et de conversation avec l’internaute. Beaucoup de bruit pour rien; apparemment, l’expérience de l’internaute et la conversation réelle avec lui ne fait pas partie des prises de conscience de LCL.
Mon avis : faire semblant de converser pour au final juste s’écouter soi-même, c’est impoli, voire désagréable. Un comportement pas vraiment social étonnant quand on intervient sur un réseau social ! Peut-être faudrait-il mettre le partage et l’échange réellement au centre de cette page Facebook, non ?
Coca-Cola et Fanta choisissent YouTube comme porte d’entrée dans les réseaux sociaux
8/07/10
Le choix de Coca-Cola de faire de YouTube l’une de ses portes d’entrée est d’une logique implacable. Les réseaux sociaux sont devenus le premier axe de « consommation » d’Internet. Et YouTube est le 2nd moteur de recherche mondial après Google.
Ce n’est pas tant ce choix de YouTube qui est intéressant que la décision stratégique de ne plus seulement mettre automatiquement en porte d’entrée le site de la marque, surtout sur le marché français (donc le site www.coca-cola.fr). Cette décision est le prolongement naturel de la stratégie ‘Fans First’ de la marque (déjà évoquée dans ce billet)
Le sous-entendu est magistral : le marché est suffisamment mûre pour que nous dirigions les internautes directement sur notre page YouTube, même sur le marché français.
Le résultat, en TV comme en presse :
Le spot Célébrons les buts avec Coca-Cola diffusé en ce moment redirige vers Youtube.com/coca-cola (même si elle est en anglais) :
Idem pour la marque Fanta, en presse avec un message de redirection immédiate sur Youtube.com/Fanta (qui devient Fantafrance)… plus d’1,3 million de vues à ce jour.
Ces 2 exemples prouvent la confiance des marques dans les réseaux et sont certainement un signe important donné aux autres. Vous avez d’autres exemples ?
Les réseaux sociaux ne sont pas là pour que l’on fasse du speed dating avec les marques
16/03/10
Finalement l’époque va a contre-courant des réseaux sociaux : les entreprises ne planifient pas plus loin que le lendemain, le rentabilité immédiate est demandée, les salariés sont sur le qui-vive en permanence et notre boulimie d’information est alimentée par des médias qui rendent notre cerveau disponible jusqu’au prochain spot de pub.
Et si les entreprises utilisaient les réseaux sociaux pour voir un peu plus loin que demain ?
Dans ce contexte d’immédiateté de l’expérience et du sentiment, créer une page Facebook hyper ponctuelle et un Twitter occasionnel, cela paraît presque normal. Toutes les campagnes ont désormais leur partie dans les réseaux sociaux, c’est l’intelligentsia de la communication qui le dicte. Et nous voici en train d’engager une conversation juste pour du one-shot !… illogique, non ? Les agences utilisent les réseaux sociaux comme du speed dating avec une marque (je caricature) : les hommes viennent chercher du s*xe alors que les femmes veulent des rencontres sérieuses et à long terme ! Ici les agences proposent du court terme alors que les publics des marques veulent de vrais et récurrents échanges…
Si on arrêtait l’emballement quotidien et si on utilisait les réseaux sociaux pour leur véritable intérêt : établir des liens et échanger avec ses publics à long terme ? Dans « réseaux sociaux », il y a effectivement « sociaux ». Et je n’ai jamais vu de vraie relation sociale basée sur 1 seul échange.
Alors oui, la gestion de communautés passe par du recrutement ET de la fidélisation. Oui, les échanges sont chronophages et exigeants. Mais l’entreprise et la marque ont tout intérêt à faire parler leurs publics : en terme d’adhésion, d’expérience et de retour d’expérience, les échanges font entrer les consommateurs dans la vie de la marque et la marque dans la vie des consommateurs.
Une campagne, un événement, une promo, ça s’arrête. Pas la relation avec ses consommateurs. Une des clefs du succès : autant faire vivre la conversation dans la durée.
On ne décline pas une campagne de communication sur Facebook et Twitter: on engage des conversations !
9/03/10
Le web 2.0 est tellement à la mode que la plupart des agences sont prêtes à faire n’importe quoi. Comme par exemple utiliser Facebook et Twitter comme de simples tableaux d’affichage. La campagne médias (presse, radio, TV, affichage, etc.) est donc relayée sur Internet.
« La campagne sera déclinée sur le web, notamment via Facebook », on le lit tous les jours : les pages Facebook et comptes Twitter deviennent des alibis pour quelques agences essoufflées qui veulent donner l’illusion d’être dans le coup.
Alors d’abord, être sur Facebook et sur Twitter, ce n’est pas forcément être dans le coup. Si vous utilisez un râteau alors que votre objectif est de creuser un trou, pas sûr que cela soit efficace. Mais l’agence veut faire plaisir à la marque, suivre les sirènes, et ne veut surtout pas perdre la compétition. Il faut mettre un peu de réseaux sociaux… Pourquoi faire ? On ne sait pas, mais il faut mettre des réseaux sociaux. Alors on décline le visuel, on l’adapte à Facebook sur un nouvel onglet et le tour est joué. Reste à mettre le petit bouton « F » sur le site dédié et le tour est joué, le client n’y verra que du feu !
Mais il y a mieux : être sur Facebook et Twitter, c’est exigeant. Vous pouvez effectivement ne faire que du push d’informations, une dizaine sur les 2 mois de votre campagne (en mêlant l’ouverture, les communiqués de presse, la pub en vidéo et les affiches en images). Ca aura l’air animé et vous pourrez berner le client. Mais vous ne bernez pas les cibles qui, elles, sont plus attentives. Car une marque présente sur le web 2.0 pour faire du 1.0, ça se voit comme le nez au milieu du visage.
L’internaute est plus intelligent que ceux qui lui préparent des campagnes
Chères agences, l’internaute va vite, très vite, et il est nettement plus intelligent que ce que vous imaginez. Votre campagne en sens unique, il la voit à 3 kilomètres et il ne la retient pas ! Si Facebook n’apporte rien, si Twitter n’apporte rien, il passera son chemin avec un retour « d’expérience » inassouvi et une frustration néfaste à la marque.
Facebook et Twitter sont des outils qui demandent des objectifs, des stratégies, des ressources (en temps surtout, et en budget). Et vos cibles attendent une expérience, aussi mince soit-elle, mais une vraie expérience.
Donc non, une campagne n’est pas déclinée sur le web 2.0 ! Par contre, en prolongement d’une campagne, la marque engage la conversation avec ses communautés, recrute, fidélise et échange avec ses utilisateurs. Et Facebook et Twitter peuvent s’insérer dans cette démarche.
Prospection ciblée et marketing direct en temps réel sur Twitter avec TwitCatch
2/03/10
Comment créer une campagne ciblée de prospection puis de marketing direct en temps réel via Twitter ? Un petit outil comme TwitCatch fait l’essentiel du travail pour vous…! En 5 étapes rapides, vous montez une campagne de push certes à l’ancienne mais pour le moins précise ! Pour cela il faut :
1- s’identifier via son compte twitter;
2- faire une recherche sur un ou plusieurs mots clés utilisés par vos prospects;
3- affiner la recherche en géolocalisant vos prospects si vous le souhaitez;
4- sélectionner les destinataires retenus (et s’abonner à leur compte Twitter s’il le faut)
5- écrire un message ciblé et l’envoyer.
On ne peut faire plus simple !
La vidéo ci-dessous est atrocement austère et accélérée. Une version un tout petit peu moins pénible est visible sur le site twitcatch.com






