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Le nouveau site Club Med : faciliter l’expérience client, mais surtout ne pas l’écouter

Le Club Med déploie son nouveau site monde (déjà en ligne pour la France depuis mars). Un récent article d’Emarketing.fr fait part des objectifs du site, dont le premier semble être d’améliorer l’expérience client.

Oui, sans aucun doute, le site est orienté vers une simplification des étapes vers la vente. Les offres promo, le téléphone d’un conseiller, la réservation directe, la recherche par village, par thématique, les offres de dernières minutes, les accès par critères (enfants, activités, confort, prix, etc.)… tout est mis en avant, au point de surcharger la page d’accueil et de la rendre un peu illisible avec sa dizaine d’entrées possibles pour la recherche !

Le site est assez doux visuellement, là c’est une réussite.

Mais apparemment le partage ne fait pas partie de l’expérience client que le Club Med souhaite mettre en place. Le web 2.0, connais pas ! A croire que le client se résume à une CB et une réservation !

Où sont les 65 000 fans de la marque sur la Page Facebook Club Med Officiel ? Où est la chaîne YouTube ? Le Flickr ? Le Twitter ? Où est le flux RSS pour les actualités et les promos ?

Où est le blog pour partager les expériences des clients ? Où sont les forums, widgets, applications, la webTV, l’espace Feedback permanent ?

Pourquoi l’inscription à la newsletter nécessite de scrawler et de descendre dans la homepage ?

Non, le nouveau site n’améliore pas l’expérience client, il améliore l’expérience CB ! Le client n’a son mot à dire (« Votre Avis Nous Intéresse ») que pour faciliter la vente (testez vous-même!) mais surtout pas pour échanger vraiment avec la marque !

De la vente 1.0 ? (photo site www.clubmed.fr)

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Réseaux sociaux : peut-on arrêter la mode des pages alibis de marques sur Facebook ?

Le tendance est là : les agences de communication vous vendent, au milieu de la campagne pour les 30 ans de votre marque, une page Facebook. Parce que Facebook est à la mode. Parce que ça fait bien. Et parce que ça rassure le décideur qui n’y connaît, bien souvent, pas grand chose.

« Bien sûr on va créer une page Facebook pour l’occasion ».

La page est très jolie, avec une belle application, un petit jeu rigolo, et les internautes « aiment ». Certes. Le client est content, l’agence se fait mousser… au final qui sont les insatisfaits ? Nous, les internautes.

A quoi cela sert d’aller sur un réseau social pour ne se prendre que des pubs en frontal ?

une page ou un alibi 2.0 ? (photo Senor Ryan)

Une marque qui vient sur les réseaux sociaux, c’est une marque qui doit faire des efforts. Des efforts d’ouverture, de perte d’une partie du contrôle de son information, des efforts d’investissement en temps, en énergie et en budget. Ce n’est pas la décision dans son coin d’un salarié mais une évolution logique liée à une culture d’entreprise. Il y a pas mal d’entreprises qui feraient mieux de ne pas s’aventurer dans les réseaux sociaux… elles ont déjà eu du mal à digérer le 1.0, le 2.0 risquerait de leur rester en travers de la gorge (chers amis de KitKat, merci pour la démonstration de force!).

En face, les internautes doivent aussi jouer leur rôle. Si vous voulez vous prendre une enième fois une pub en frontal (de mémoire TF1 estimait à 4,7 fois le nombre minimum), tapez 1. Si vous voulez réellement partager et converser avec une marque, tapez 2. Alors à nous de résister !… Et si demain on cliquait sur « Je N’Aime Plus » parce que la marque ne converse pas vraiment… ? Si demain les internautes boycottent les pages-alibis ? Pas d’effort, pas de fans !

Si demain cela arrive, les agences inventeraient un nouveau concept, une nouvelle coquille vide, pour garder le budget. Pas le temps de travail, pas l’investissement humain, pas la vraie collaboration entre une entreprise et une agence, non, seulement le budget.

Face à tout cela, j’aurais tendance à préférer l’humilité, la page Facebook officielle discrète, qui se construit petit à petit, mais sur des bases solides. Facebook peut permettre de générer de belles communautés… ou la simple addition de consommateurs et de temps de cerveaux disponibles. C’est à nous de voter maintenant !

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On ne décline pas une campagne de communication sur Facebook et Twitter: on engage des conversations !

Le web 2.0 est tellement à la mode que la plupart des agences sont prêtes à faire n’importe quoi. Comme par exemple utiliser Facebook et Twitter comme de simples tableaux d’affichage. La campagne médias (presse, radio, TV, affichage, etc.) est donc relayée sur Internet.

« La campagne sera déclinée sur le web, notamment via Facebook », on le lit tous les jours : les pages Facebook et comptes Twitter deviennent des alibis pour quelques agences essoufflées qui veulent donner l’illusion d’être dans le coup.

Facebook et Twitter pour engager la conversation (photo batega)

Alors d’abord, être sur Facebook et sur Twitter, ce n’est pas forcément être dans le coup. Si vous utilisez un râteau alors que votre objectif est de creuser un trou, pas sûr que cela soit efficace. Mais l’agence veut faire plaisir à la marque, suivre les sirènes, et ne veut surtout pas perdre la compétition. Il faut mettre un peu de réseaux sociauxPourquoi faire ? On ne sait pas, mais il faut mettre des réseaux sociaux. Alors on décline le visuel, on l’adapte à Facebook sur un nouvel onglet et le tour est joué. Reste à mettre le petit bouton « F » sur le site dédié et le tour est joué, le client n’y verra que du feu !

Mais il y a mieux : être sur Facebook et Twitter, c’est exigeant. Vous pouvez effectivement ne faire que du push d’informations, une dizaine sur les 2 mois de votre campagne (en mêlant l’ouverture, les communiqués de presse, la pub en vidéo et les affiches en images). Ca aura l’air animé et vous pourrez berner le client. Mais vous ne bernez pas les cibles qui, elles, sont plus attentives. Car une marque présente sur le web 2.0 pour faire du 1.0, ça se voit comme le nez au milieu du visage.

L’internaute est plus intelligent que ceux qui lui préparent des campagnes

Chères agences, l’internaute va vite, très vite, et il est nettement plus intelligent que ce que vous imaginez. Votre campagne en sens unique, il la voit à 3 kilomètres et il ne la retient pas ! Si Facebook n’apporte rien, si Twitter n’apporte rien, il passera son chemin avec un retour « d’expérience » inassouvi et une frustration néfaste à la marque.

Facebook et Twitter sont des outils qui demandent des objectifs, des stratégies, des ressources (en temps surtout, et en budget). Et vos cibles attendent une expérience, aussi mince soit-elle, mais une vraie expérience.

Donc non, une campagne n’est pas déclinée sur le web 2.0 ! Par contre, en prolongement d’une campagne, la marque engage la conversation avec ses communautés, recrute, fidélise et échange avec ses utilisateurs. Et Facebook et Twitter peuvent s’insérer dans cette démarche.

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Etude de cas: Sennheiser France, médias sociaux et petits soucis

Sennheiser France a une palette large en terme de médias sociaux. Citons notamment une page Facebook, une chaîne YouTube, un compte Twitter, une webTV (musikonosTV), un site/blog d’actualités cultures actuelles (musikonos). Un choix plutôt judicieux étant donné leurs secteurs d’activité, leurs publics et leur image. Alors, présents pour être présents ou véritable politique avancée en terme de médias sociaux ?

Le blog musikonos by Sennheiser (photo Sennheiser)

Décryptage rapide de chacun des outils :

La page Facebook : 6 mois d’existence, des informations assez régulières. Mais de gros défauts : d’abord, à la première visite, on n’arrive pas sur un onglet d’accueil mais sur le mur avec que de l’information poussée. Un savant mélange de genres entre la promo, les produits, les concours et la démarche citoyenne de la marque… difficile de s’y retrouver. Pas de possibilité de participer ou commenter, donc conversation impossible. Bref, il faut vraiment être accro pour vouloir devenir fan… résultat 57 fans !

La chaîne YouTube : 4 vidéos, 4 abonnés ! Là encore, mélange des genres entre autopromo sur la campagne d’affichage, un événement Ibiza Mix Party avec David Guetta (ambassadeur de la marque) et des vidéos sur les formations d’Ingénieur de Son ! Autant dire aucune cohérence.

Le compte Twitter : les derniers tweets visibles montrent une direction claire : produits et promo. La conversation est vraiment engagée et ça se voit. J’aime bien ce compte, mais 2 reproches tout de même : jusqu’à décembre 09, du mélange d’infos sans cohérence et un compte pas assez actif. Moins de 200 followers c’est court (certainement à cause du manque de tweets) et des listes très intéressantes en terme d’image : marques sur twitter (suite à différents articles de blogs les mentionnant) et high-tech.

La webTV MusikonosTV : extrêmement bien fichue. Un contenu assez réussi en terme de richesse (dynamise, événements, vidéos à épisodes, etc.). Transparence totale avec la mention « sponsored by Sennheiser ». MAIS : pas de commentaire possible, aucun outil de partage et de viralité associé aux vidéos. La frustration est totale !

Le blog/site Musikonos : là encore, hyper réussi en termes graphiques et contenu. MAIS le lien vers le flux RSS et l’inscription à la newsletter sont cachés tout en bas de la page après avoir bien scrawlé pendant des heures. Un lien en haut « La Fabrique » (prometteur, non ? J’imaginais la possibilité de participer à la réflexion sur les produits et services) renvoie vers le site officiel (déception). La viralité n’est pas de mise!

D’autres outils existent, mais de tout ceci ressort une énorme frustration : le décalage entre les moyens mis en place et les résultats est un véritable fossé. Il semble manquer un objectif commun, des stratégies dédiées, une définition précise des sujets (Sennheiser est présent sur des marchés si différents qu’un outil ne peut pas servir pour tous les secteurs). Et les lacunes sont importantes en terme de vrais échanges, vraies conversations, outils de diffusion, de partage et de viralité. La marque semble utiliser des outils 2.0 pour une communication 1.0 ! Totalement frustrant !

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Prospection ciblée et marketing direct en temps réel sur Twitter avec TwitCatch

Comment créer une campagne ciblée de prospection puis de marketing direct en temps réel via Twitter ? Un petit outil comme TwitCatch fait l’essentiel du travail pour vous…! En 5 étapes rapides, vous montez une campagne de push certes à l’ancienne mais pour le moins précise ! Pour cela il faut :

1- s’identifier via son compte twitter;

2- faire une recherche sur un ou plusieurs mots clés utilisés par vos prospects;

3- affiner la recherche en géolocalisant vos prospects si vous le souhaitez;

4- sélectionner les destinataires retenus (et s’abonner à leur compte Twitter s’il le faut)

5- écrire un message ciblé et l’envoyer.

On ne peut faire plus simple !

La vidéo ci-dessous est atrocement austère et accélérée. Une version un tout petit peu moins pénible est visible sur le site twitcatch.com

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Votre marque doit-elle avoir son application sur iPhone ?

Avec 600 000 iPhone vendus uniquement en France et une campagne publicitaire massive (qui n’a pas entendu « il y a une application pour ça », LA baseline de 2009 ?), il est tentant de vouloir positionner sa marque dans l’App Store d’Apple. Pourquoi Apple ? Leader en terme d’investissement, de résultat, de communication, Apple a créé le marché de l’application mobile. Je pense que ces arguments suffisent.

Il y a de bonnes et de mauvaises raisons de créer une application pour votre marque. Et surtout, en voyant le résultat, il y a des bonnes et des mauvaises applications de marques.

Une application iPhone est un excellent média social

Une application à valeur ajoutée – photo Gucci.com

Votre finalité, c’est votre marque, votre site Internet, vos points de vente. L’application est un outil de déportalisation (le mot est horrible , je sais) ; elle permet de sortir une marque de son contexte numérique habituel (le site Internet par exemple) et d’avoir un outil indépendant et autonome qui sert de porte d’entrée secondaire de la marque. Sur votre ordinateur, vous avez des widgets (par exemple le widget UPS qui permet, depuis son bureau d’ordinateur, d’avoir accès aux services de la marque)… sur votre iPhone, vous avez des applications.

Au pire, l’application sera un outil publicitaire; au mieux elle reprendra l’univers de la marque, des services, des animations, etc. Objectif : aller sur le terrain de ses cibles (et les suivre dans leur mobilité), aller chercher une cible potentielle, créer du trafic supplémentaire vers le site, visibilité de la marque, etc.

Des marques sont naturellement obligées de communiquer via une application iPhone : les marques de services sur Internet (Mappy, Pages Jaunes, CityVox, Voyages-Sncf, etc.), les médias d’information (France Info, BFM TV, 20Minutes, Le Monde, etc.)… Pour les autres, l’App Store est ouvert, voyons ce qui s’y passe.

Une application iPhone pour quoi faire ?

Nous revoici dans le fameux piège de l’outil créé sans avoir respecté les étapes > Définition du sujet, des objectifs, de la stratégie, etc. Les marques, toutes les marques, peuvent être présentes dans les applications iPhone : un coût de création relativement peu élevé, des formalités difficiles avec Apple mais pas impossible (pour peu qu’on ne vienne pas marcher sur les plate-bandes d’Apple), il n’y a pas de vraie difficulté. Le challenge est d’être parfaitement intégré à la stratégie générale de l’entreprise et d’apporter de la valeur ajoutée.

Quelle valeur ajoutée ? Apporter un service (même identique aux services proposés sur le site) comme la réservation d’une séance ciné par UGC, l’estimation de votre taux d’alcoolémie par la Maaf, les informations Parking / Trafic / Météo / Itinéraire associées par Total par exemple. Apporter des informations géolocalisées : le point de vente le plus proche par Mc Donald’s, Nespresso, le Printemps. Jouer la connivence avec ses cibles (les marques « historiques » raffolent des applications futiles et sympathiques) : une photo « légotisée » par Lego, ajouter une image de sourire sur une photo par Kodak, avoir un faux briquet pour les concerts avec Bic… Proposer simplement un catalogue produit : le catalogue hiver Zara, le catalogue IKEA, NIKEiD et sa collection vêtements / chaussures…

Et votre marque dans tout ça ? D’abord, les applications iPhone ne sont pas réservées aux marques les plus célèbres : la marque art de vivre /linge de maison Becquet propose un ingénieux nuancier pour créer des ambiances maisons. Ensuite, rien n’empêche d’associer les idées et d’être un brin « fun » : BNP Paribas propose une petite application ludique pour partager les dépenses entre amis. Enfin l’application doit assurer un minimum d’information : Zara ne donne aucune localisation de ses points de ventes (un comble), Auchan permet de créer des listes de courses mais pas de trouver ses magasins !… Ma référence actuelle est l’application Gucci : l’univers visuel et musical de la marque (avec Mark Ronson), des exclusivités iPhone, des vidéos sur les campagnes humanitaires / les défilés / les artisans, des collections et news, et les points de ventes ! Un vrai prolongement d’expérience avec la marque, une grande réussite!

L’application pour mobile se démocratise

Pas besoin d’être une « grande » marque pour choisir cet outil de mise en relation avec vos cibles et clients ! Le marché des applications est en plein essor et va, avec le marché du portable évidemment, tirer vers le haut le développement économique de la mobilité. Chaque entreprise y a sa place si elle est justifiée et bien construite. Ce ne sont pas les coûts qui bloquent aujourd’hui, ce sont les idées. Le téléphone portable étant le premier accessoire que vos cibles ont sur elle, pourquoi ne pas y être présent ?

Qu’est-ce qui empêche une PME de services à la personne (ménage, garde à domicile, etc.) de créer un lien direct avec ses clients via un iPhone ? Une CCI de développer ses services avec les entreprises locales ? Un laboratoire pharmaceutique d’établir un lien ludique avec ses consommateurs finaux ? Rien. Donc aucune barrière, le marché est ouvert.

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Medias sociaux : le devoir de conseil

Etre positionné en conseil auprès des entreprises sur la question des médias sociaux, c’est bien. Encore faut-il tenir réellement son rôle. Car au delà des grandes entreprises qui maîtrisent déjà leur engagement et leur positionnement sur le web 2.0, grâce aux équipes intégrées ou aux agences spécialisées qui les guident, nombre de décideurs sont intrigués, concernés, mais mal préparés.

Or pour sensibiliser le décideur et faciliter sa prise de décision, le devoir d’un conseil passe par quelques consignes et rappels simples. Ces rappels sont autant de bémols à apporter dans un environnement où les acteurs s’excitent sur le dernier portable sorti, l’ultime version d’une application du labo Google ou le rachat de machin par intel (ce qui, entre nous, représente 95% des actualités de la sphère).

conseil-baobaang

Conseiller, pas simplement situer (photo nateOne)


Le conseil absorbe, digère et restitue le meilleur des médias sociaux


Le conseil doit faire sa propre veille
; il y passe même énormément de temps. C’est ingrat car, la plupart du temps, non rémunéré. Le client n’a pas besoin de savoir que vous passez 2 ou 3 heures par jour à vous informer. Et vous ne pouvez pas prendre de pré-mâché car tout doit être sur mesure pour votre client. Cela fait partie du job; chacun y trouve son compte.

Le conseil a un rôle de testeur : on ne présente pas des solutions récentes si elles ne sont pas stables, sûres et pérennes (oui, la pérennité adaptée au web 2.0, c’est-à-dire tout ce qui dépasse 12 mois de durée de vie!). Le test, sur une durée raisonnable, permet d’écarter les 3/4 des solutions qui s’avèrent souvent peu utiles. Donc rien ne sert de présenter Google Wave à un client, sauf à se faire plaisir (et lui faire perdre du temps).

Le conseil ne s’émerveille pas devant son client sur le dernier casual game sur Facebook (ces petits jeux courts, pas trop difficiles et sur lesquels vous revenez de temps en temps) comme un gosse devant un cadeau de Noël : votre client cherche une solution professionnelle, pas à être époustouflé. L’outil reste un outil, certainement pas un objectif ni une fin en soi.

Le conseil n’intègre un lexique technique que s’il est justifié et expliqué. Ce n’est pas en disant des mots compliqués qu’on vend mieux. C’est en étant bon conseil. Donc out le blablatage pour faire plaisir, le conseil utilise un langage adapté et facile (sans être réducteur).

De son côté, le client est tenté mais prudent et pragmatique


Le client a (souvent) peu de temps, peu de personnel et peu de budget
à y consacrer. Rien de personnel, juste les affaires. Vous devez donc vous adapter et répondre à 3 questions : combien de temps cela prend ? (à créer et à alimenter). Qui parmi ses équipes va être concerné ? (le moins possible, à moins d’intégrer une phase de travail). Combien ça coûte ? (sachant que le client n’a jamais le budget).

Le client est aussi, souvent, perdu entre les idées reçues, les bribes d’information, les clichés sur les réseaux sociaux et sa propre expérience (la sienne ou celle de ses proches) sur un Facebook ou YouTube. Autant dire que la première chose à faire est de repositionner les médias sociaux dans un contexte d’e-Marketing et de Marketing en expliquant comment des gadgets persos (retrouver ses copains d’enfance sur Internet ou mettre en ligne la vidéo d’une soirée) sont devenus de redoutables outils pros.

Le client veut être enfin rassuré en terme de retours. Il y a ceux qui survendent des résultats pointus démontrant le retour sur investissement à travers de beaux Powerpoint. Et puis il y a ceux, et j’en fais partie, qui pensent qu’il faut mesurer au mieux les retours, avec des outils sérieux, mais qu’il y a une part de retour qualitatif qu’aucun sondage ne pourra démontrer parfaitement.

En résumé, le conseil en médias sociaux est un intermédiaire et un filtre entre l’univers bouillonnant de l’Internet 2.0 et une entreprise qui cadre, segmente et rationalise. A nous de digérer ces tensions pour faciliter les échanges.

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Réseaux sociaux, médias sociaux : les outils de contenu et de viralité

Les médias sociaux ne se limitent pas à un blog, une page Facebook et une chaîne sur YouTube. Si ces 3 outils sont essentiels, notamment en France où ils représentent les premiers vecteurs de trafic, ils ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Il va falloir s’y habituer : les médias sociaux ne sont pas qu’une exposition de contenu pour se donner bonne image. L’axe central des médias sociaux est l’acheminent de l’information, sa viralité. Car sans viralité, votre contenu n’est visible que de quelques initiés qui font déjà partie de votre environnement.

Les outils de création de contenu et de stimulation de viralité se partagent en 3 familles : les outils de type réseaux sociaux et gestion de communauté, les outils de l’internet « classique », les outils de l’offline.

outils-medias-sociaux-baoba

Aujourd’hui, nous allons détailler, pour la gestion de communautés et les réseaux sociaux, les outils de contenu et de viralité important en France (mais pas encore les techniques, telles que le tagging, le buzz, etc…) :

- Blog : un site web réduit au minimum, fait d’articles présentés du plus récent au plus ancien; le coeur de votre présence dans les réseaux. C’est votre territoire. Au minimum, il faut l’alimenter en contenu optimisé pour pousser votre image et ajouter des extensions pour attirer du trafic, augmenter le trafic, augmenter la durée de présence sur votre blog, rediriger le trafic vers votre site web officiel, etc. Le blog idéal est ouvert, vivant, alimenté et central dans votre environnement.

- YouTube : acteur majeur de la vidéo en ligne, son trafic est si phénoménal qu’il justifie à lui seul votre présence. Mais il faut y ouvrir un compte pour s’exprimer: avec ses propres vidéos et avec les vidéos des autres que vous intégrez sur votre « chaîne ». La vidéo est le support le plus viral avec les messages de Twitter. La concurrence s’appelle Dailymotion, Viméo, etc.

- Page Facebook : Facebook, c’est une histoire de communauté d’amis ou de fans (en termes pros, vos cibles). Vous partagez avec eux des informations courtes (quelques mots, photos, un lien ou une vidéo), personnelles ou professionnelles, que vous les génériez ou que vous les transfériez. La 1ère règle est, dans 99% des cas, de définir l’utilisation de ce profil (perso ou pro), même si le ton général reste assez proche. Ce sont la régularité, le ton et l’intérêt des informations qui font la richesse de la page.

- Twitter : outil d’expression ouvert via des messages très courts (140 caractères maxi) accessibles par tous. Outil de viralité par excellence car simple, rapide et incitatif. Vos messages (humeur, info, lien vers du contenu -article, vidéo, photo, etc.-) sont soit de votre fait, soit des transferts d’autres personnes (le fameux ‘RT’, retweet). La masse de vos messages donne une bonne indication de votre image sur le web; d’autres utilisateurs peuvent donc s’abonner au fil de vos messages.

- Page Flickr : Flickr est à la photo ce que YouTube est à la vidéo, dans une moindre mesure car une photo sera toujours moins virale qu’une vidéo. Sur votre page apparaît une galerie avec vos photos, accessibles par tous et définissant ainsi un peu plus votre identité numérique.

- MySpace :  réseau social spécialisé dans la musique. L’un des premiers a avoir imposé une mise en page (incluant une présentation, des titres en écoute, vidéos, calendrier, affichage de sfnas, etc.). Après une tentative d’ouverture à tous, le réseau s’est recentré sur les profils musicaux. Ils permettent aux « petits » de ne pas avoir à créer de site Internet immédiatement (et servent alors de carte de visite) et aux plus importants d’élargir leur présence sur le web.

- Forums : plateforme de partage d’informations spécialisées (sous la forme de questions / réponses) sur un site. Chacun intervient comme il le souhaite, en posant une question / apportant une information à tous les autres utilisateurs (et définissant ainsi un sujet de discussion) ou en répondant ou commentant un sujet déjà créé. Les forums sont spécialisés, soit par leur thématique (passionnelle, professionnelle, etc.), soit par leur angle de vue (consommateur, politisé, etc.)

- Listes de discussion ou groupes : groupes d’utilisateurs ayant un centre d’intérêt commun et partageant, par e-mail, des sujets, soit en les créant, soit en y répondant. Les groupes sont normalement animés par son créateur ou son modérateur, même si tous les inscrits peuvent initier les discussions.

- Hubs : plateforme d’échange d’informations sur un site, gérée par un créateur ou un modérateur qui en est le chef d’orchestre. Les hubs sont plus souvent utilisés pour apporter de l’information aux inscrits que pour lancer des discussions, mais il ne les empêche pas. Le hub peut être assimilé à une sorte de club autour d’un centre d’intérêt.

- Commentaires : les commentaires (qui suivent un article, une vidéo, une photo, un lien, etc.) sont une opportunité laissée à vos lecteurs (fans, amis, cibles, etc.) de poursuivre le dialogue que vous avez initié. Référencés comme votre article dans les moteurs de recherche, ils enrichissent votre contenu, le qualifient et le valorisent. Le commentaire est aussi votre espace d’intervention sur les articles (et autres contenus) des autres. Vous y exprimez votre avis, votre complément d’information ou votre rectificatif.

- Wikis : les wikis, dont Wikipédia est le représentant le plus connu, sont par extension des sites collaboratifs sur lesquels chacun peut intervenir pour écrire, compléter et ainsi aider à la construction de l’information. Vous pouvez rédiger un article, une définition ; et logiquement d’autres personnes peuvent rédiger des articles, compléter. Notamment sur vous, vous environnement, etc. d’où l’attention nécessaire et la participation indispensable.

- Flux RSS : les flux RSS sont une extraction, sans mise en forme, des informations que vous avez rédigées, par exemple sur votre blog. A l’état brut, elle peuvent être utilisées dans 2 cas importants : des internautes peuvent s’abonner à vos flux, les ajouter à d’autres flux pour avoir une vision générale et synthétique de l’actualité sur un sujet (comme des dépêches AFP). 2ème cas, vous ou d’autres, pouvez réutiliser ces flux de textes pour les intégrer dans d’autres sites ou blogs une fois remis en forme (une façon de déportaliser votre contenu). Dans les 2 cas, ces flux incitent à cliquer sur le titre, et donc créent du trafic vers votre information initiale.

- Outils de viralité des messages : de nombreux outils permettent d’inciter à la viralité de vos articles et messages. La plupart du temps, ils permettent d’ajouter les logos des différents réseaux sociaux souhaités en début ou en fin d’article afin que le lecteur, en 1 seul clic, puisse envoyer cet article et le diffuser facilement. Des outils comme Add This facilitent le travail.

- Outils de diffusion de contenu/interconnexion des réseaux : plusieurs outils (par exemple Twitterfeed) permettent de relier entre eux plusieurs réseaux sociaux pour diffuser votre contenu (vos articles, vidéos, etc.) ou favoriser l’augmentation de contacts. Par exemple, en étant présent sur Twitter, Facebook, un blog et YouTube, et en reliant ces outils, vous incitez les inscrits sur 1 à s’incrire sur un autre (et les personnes qui suivent votre contact vous verrons mieux, pourront vous suivre, etc.)

- Application : petit programme interactif (donc permettant à son utilisateur d’agir). Par exemple, un jeu, un programme pour connaître la météo, les horaires de cinéma, etc. Ces éléments ludiques sont une sorte d’accroche pour créer des contacts et les fidéliser. Notamment populaires sur les téléphones portables -notamment l’iPhone-, ou sur Facebook, ils sont peu chronophages et apportent une réponse rapide et efficace, ce qui peut être une excellente carte de visite pour un annonceur.

- Widget : mini site regroupant ses fonctions essentielles et permettant d’intégrer ainsi les informations principales de votre site ailleurs. D’un aspect ludique et incitatif, il externalise votre image et crée des liens vers vos pages d’origine. Il permet également à ceux qui l’intègrent d’avoir un gadget à proposer à leurs lecteurs.

- Labs : les labs (principe du laboratoire) sont un outil de proximité avec les utilisateurs les plus chevronnés. Ils permettent à une poignée de personnes de tester des outils, des versions améliorées, des nouveautés, et d’apporter leur réaction pour faire progresser. C’est aussi une image participative que se donne l’initiateur. Exemple, Google Labs.

- Feedback : le feedback est une sorte de boite aux lettres permanente dans laquelle chaque lecteur d’un blog peut donner son avis et ses remarques sur le blog en général (dans l’idée de « votre avis nous intéresse… »). Par exemple, Get Satisfaction.

- Podcast : programme audio (de type émission radio) pouvant être téléchargé et écouté à tout moment sur le web, comme une chanson. Le principe est de devenir récurrent, régulier, pour créer un rendez-vous virtuel avec l’internaute.

- WebTV : télévision diffusée sur le web.

- SlideShare : réseau social de partage de présentations Powerpoint (pour simplifier), il permet à l’auteur de la présentation de se positionner et d’affirmer ses compétences professionnelles, en complément des différents supports (vidéo, texte, photo, etc.) déjà diffusés.

- Viadéo/Linkedin : 2 outils de mise en relation et de création de réseaux professionnels. Ces deux sites fonctionnent sur la base d’une fiche par personne physique.

- Copains d’Avant: un des premiers réseaux français, spécialisé dans la mise en relation, à titre personnel, avec des camarades de classe, de loisirs, de travail, d’association, etc.

Cette liste est un éventail de l’essentiel des outils de médias sociaux utilisés sur le marché français et, j’insiste, pour la gestion de communautés et les réseaux sociaux. Jamais une fin en soi, ils doivent être utilisés pour accompagner et installer une stratégie d’entreprise.

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