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Coca-Cola et Fanta choisissent YouTube comme porte d’entrée dans les réseaux sociaux
8/07/10
Le choix de Coca-Cola de faire de YouTube l’une de ses portes d’entrée est d’une logique implacable. Les réseaux sociaux sont devenus le premier axe de « consommation » d’Internet. Et YouTube est le 2nd moteur de recherche mondial après Google.
Ce n’est pas tant ce choix de YouTube qui est intéressant que la décision stratégique de ne plus seulement mettre automatiquement en porte d’entrée le site de la marque, surtout sur le marché français (donc le site www.coca-cola.fr). Cette décision est le prolongement naturel de la stratégie ‘Fans First’ de la marque (déjà évoquée dans ce billet)
Le sous-entendu est magistral : le marché est suffisamment mûre pour que nous dirigions les internautes directement sur notre page YouTube, même sur le marché français.
Le résultat, en TV comme en presse :
Le spot Célébrons les buts avec Coca-Cola diffusé en ce moment redirige vers Youtube.com/coca-cola (même si elle est en anglais) :
Idem pour la marque Fanta, en presse avec un message de redirection immédiate sur Youtube.com/Fanta (qui devient Fantafrance)… plus d’1,3 million de vues à ce jour.
Ces 2 exemples prouvent la confiance des marques dans les réseaux et sont certainement un signe important donné aux autres. Vous avez d’autres exemples ?
Schweppes et Awdio.com, partenariat 2.0 gagnant-gagnant
18/05/10
Parfois, on peut se permettre de faire simple et efficace. C’est l’exemple de l’application iPhone Schweppes Music by Awdio.com ! Oui, je sais, encore une application iPhone :)
D’un côté Schweppes, une marque qui joue le grand écart entre sa clientèle passée vieillissante (le goût du Schweppes a repoussé les jeunes pendant des années) et son travail sur une cible jeune via les soirées, les mélanges avec alcool, cocktails, les clubs… bref, cap sur les jeunes avec bouteilles relookées, pubs avec Dr House, ambiance nuit avec soirée à Cannes Samedi dernier, etc.
Ce joli travail de rajeunissement a débuté il y a longtemps, mais il culmine aujourd’hui sous la bannière Schweppes Unexpected… la marque est inattendue (ça tombe bien, c’est ce que veulent les jeunes) et il faut que ça se sache ! Vidéos, 7000 fans sur Facebook, un YouTube un peu décalé, un Flickr 100% produits (bravo!) et un Twitter un peu endormi (on ne peut pas être bon partout!)… n’en jetez plus !
De l’autre Awdio.com, une plateforme de musique en streaming au positionnement très très malin : le site diffuse en live la musique de nombreux clubs sur la planète. Live, réécoute des événements, best of… Awdio.com donne accès à une large palette de bons moments et d’ambiances différentes.
Les 2 se retrouvent assez naturellement pour un pic de communication : de l’événementiel (la villa Schweppes à Cannes, dont les événements musicaux sont diffusés sur le site Awdio.com) et l’appli Iphone Schweppes Music by Awdio.com. Ce simple service de diffusion en temps réel des musiques dans des clubs et salles de concerts, version mobile…
Un même territoire, des objectifs parallèles… si l’application ne va pas plus loin que ce simple service, elle est totalement justifiée pour une marque en quête de rajeunissement et un service en quête de notoriété.
Médias sociaux : Volkswagen et les jeux iPhone jusqu’à l’usure ?
12/05/10
Je pensais que Volkswagen avait fait le tour des jeux et applications iPhone !
Après le jeu ‘Volkswagen Think Blue. Challenge‘ sur iTunes pour la Polo, le ‘Volkswagen Scirocco R 24H Challenge 3D‘ pour la… Scirocco et ‘Real Racing GTI‘ (stop, n’en jetez plus!), la marque allemande revient sur le territoire des jeux sur iPhone avec le ‘Volkswagen Touareg Challenge‘.
Alors certes, le jeu est très bien : l’expérience utilisateur est bonne, bien équilibrée entre le jeu lui-même et la découverte du produit (pas trop présente). On peut parler maniabilité, graphisme, prise en main, territoire… mais à un moment ou à un autre, il faudra évoquer l’originalité et la pertinence.
Est-il vraiment pertinent pour une marque de faire une 4ème, 5ème ou 6ème déclinaison d’un même type de jeu gratuit sur le même support quand on n’est pas un éditeur de jeu ? La cible est-elle suffisamment stratégique pour créer autant de jeux (sans compter les mises à jour -importantes-) ? Et surtout la marque a-t-elle déjà une présence suffisante dans l’ensemble des médias sociaux stratégiques pour elle pour justifier de saturer en applications iPhone ?
Je vous laisse juge :) Mais personnellement, je pense être une cible de la marque (euh, pas du Touareg par contre!) et jamais elle ne m’a touché via les médias sociaux ! Pourtant j’y passe un peu de temps :)
En attendant voici la vidéo trailer du jeu (bien sympathique en lui-même) et le lien pour télécharger le ‘Volkswagen Touareg Challenge‘ :
L’info provient de la lecture du blog iPhon.fr et plus précisément de cet article.
Entreprises / web 2.0 / génération Y : le choc des cultures
31/03/10
Je ne suis pas certain que les entreprises aient pris conscience du phénomène de la génération Y (les canadiens parlent de la génération C comme connectée). Plus de 96% des moins de 24 ans utilisent les réseaux sociaux, on doit frôler 100% sur les 16-18 ans. Autant dire que cette fameuse génération Y, baignée de réseaux sociaux, ne va pas s’arrêter en si bon chemin. On prend des habitudes, surtout à cet âge-là !
Qui seront les prochains clients de toutes les entreprises ? Les prochains salariés ? Prescripteurs ? Prospects ? Actionnaires ? Utilisateurs ?… ne cherchez pas, ils sont là. 100% connectés via les réseaux sociaux. Une somme d’individus qui peut se lever comme une seule armée. Nestlé communique mal suite l’attaque de Greenpeace sur l’huile de palme des produits KitKat ? Le monde répond à la marque comme un seul homme.
La génération Y va-t-elle s’arrêter à notre porte ?
Les entreprises vont subir un vrai choc de culture car, en réalité, très peu sont préparées à l’arrivée de cette nouvelle génération. La réponse standard d’un dirigeant : « Facebook, mes enfants y sont. Moi je n’y suis pas. Ca ne m’intéresse pas ce genre de truc ». Chers amis, retroussez les manches car la vague sera d’autant plus forte ! La génération Y a pris l’habitude de réagir, d’intervenir, de converser, d’exister sur le web 2.0. Et les marques leaders dans le monde ont emboité le pas. Pensez-vous que le phénomène va s’arrêter aux portes de votre entreprise ? Tout le monde converse sur le web, sauf vous ?
Le pire, c’est que la plupart des salariés sont en partie sensibilisés aux réseaux sociaux : ils sont déjà inscrits, en partie utilisateurs, en partie acteurs. Mais l’entreprise met face à eux des barrières difficilement franchissables : des interdictions pures et simples de certains sites (Facebook, Twitter, YouTube, etc.), pas d’explications, surtout pas de Charte d’Expression. C’est certainement par peur de l’inconnu que les dirigeants et l’encadrement agissent de la sorte. Le dirigeant d’une grande entreprise m’a récemment dit qu’à l’époque de l’arrivée d’Internet, il avait interdit l’accès aux salariés pensant à un loisir; il n’avait tout simplement pas compris la portée de cette révolution, il le reconnaît. Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, il ne veut pas faire la même erreur… toutes les entreprises vont-elles être aussi clairvoyantes ?
Le lien entre les entreprises et la génération Y, c’est la prise de conscience par l’équipe dirigeante. Donc sensibilisation, formation. Et pour des raisons de temps disponible, il faut passer par des messages forts. Je viens de prouver par A+B à un dirigeant que le premier mot associé à sa marque sur Internet était le mot « panne ». Autant dire qu’il a réagi. Enfin.
Quel contenu le consommateur est prêt à payer sur Internet ?
17/02/10
Impossible pour une entreprise d’éluder la question du gratuit et du payant, tant pour le modèle économique que pour sa stratégie marketing et sa communication. Après des années de ‘tout-gratuit’, le temps pour les entreprises de trouver leur place dans un univers en perpétuelle évolution, la situation se précise : très peu de modèles basés sur le gratuit vont survivre. Avec du gratuit, on ne paie personne (sic).
Le gratuit reste une excellente porte d’entrée, un appel d’air, mais certainement pas un modèle économique sur le web à long terme. Car on peut réduire tous les coûts possibles; il reste le travail humain qui, lui, a un prix.
Le modèle du gratuit contre publicité montre ses limites : en terme de musique sur Internet, ce modèle s’est toujours fait au détriment des artistes et producteurs. Et la presse gratuite en ligne est dépendante d’une seule ressource et donc des variations de l’économie.
Nous devons donc revoir nos premières habitudes : rien de ce que nous avons eu gratuitement sur le web n’était réellement gratuit. La récréation est terminée ! The Nielsen Company vient de rédiger une étude sur ce que nous sommes prêts à payer sur Internet. Oui, nous sommes prêts à payer, sous certaines conditions : le contenu payant doit apporter une qualité nettement supérieure au gratuit; on ne doit pas trouver ce même contenu en gratuit ailleurs; le contenu payant devient ensuite notre « propriété », comme tout produit.
Dans le détail, voici dans l’ordre ce que nous sommes prêts à payer (en orange) et ce que nous avons déjà accepté de payer (en bleu).
Retrouvez l’excellente article original sur le Blog NielsenWire.
Retrouvez l’intégralité de l’étude (en pdf) : Changing Models: A Global Perspective on Paying for Content Online
Entreprises, oubliez vos préjugés, les réseaux sociaux sont votre territoire!
5/02/10
A priori, le web 2.0 reste encore un terrain miné pour les entreprises en 2010. Non pas qu’il soit réellement miné -car avec un cadre et des stratégies adéquats les entreprises peuvent s’y épanouir sans difficultés- mais il subit une image dévalorisante dont il a du mal à se défaire.
Qu’est-ce que les médias traditionnels montrent du web 2.0 ? De la peur (les pirates informatiques, les pédophiles sur les chats, des groupes de discussion extrémistes, etc.), des excès en tous genres (des vidéos à la hauteur des ‘VidéoGag’, les 100 meilleurs quelquechose et les 100 pires), des risques (le temps passé par les salariés sur les réseaux sociaux, des jeux vidéos en ligne chronophages dans la vie de jeunes)…
Bref, si les réseaux sociaux ne remontent que l’écume de l’information des médias traditionnels (c’est le principal enseignement de l’expérience Huis Clos sur le Net), les médias traditionnels remontent une image parfaitement déformée de la réalité des médias et réseaux sociaux (Mickaël Vendetta dans la Ferme Célébrités sur TF1, c’est quoi ?)
Comme l’ont annoncés différents gourous de l’Internet 2.0, en 2010 la récréation est terminée ! Les entreprises vont devoir aller sur le terrain de leurs publics….
Oubliez Susan Boyle, pensez au mécanisme de bouche-à-oreille facilité par la viralité des messages des réseaux sociaux.
Oubliez l’image adolescents et photos de soirées sur Facebook, pensez aux 15 millions de comptes français sur Facebook et à votre visibilité.
Oubliez que Obama est sur Twitter, pensez à la progression de Twitter et à ses différentes utilisations directes pour vos contacts pros.
Oubliez les réseaux rigides et grand public, pensez au réseau social dédié à votre entreprise.
Oubliez les blogs ados hébergés par Skyrock, pensez au réseau d’influenceurs et de prescripteurs que peuvent représenter les bloggueurs les plus suivis.
Oubliez votre site Internet pas forcément à jour, pensez à tout ce que vos utilisateurs disent de vous sur les forums et blogs et créent comme contenu.
Oubliez ce commentaire négatif arrivé en 7ème résultat sur Google, pensez à la veille complète que vous allez mettre en place pour vous faire une véritable idée de votre e-réputation.
Oubliez que YouTube ne vous concerne pas parce que vous ne faites pas de vidéo, pensez au potentiel de contacts par la publicité sur les réseaux sociaux.
Oubliez cette discussion vous concernant sur un forum, pensez au service client que vous pouvez y développer.
Bref, oubliez vos préjugés, écartez la fausse image drainée par les médias traditionnels, le web 2.0 est votre espace de travail et votre territoire de communication.
Comment les marques utilisent Twitter en France ? Quel positionnement marketing ?
29/01/10
De grands travers sautent aux yeux lorsque l’on regarde les comptes Twitter de marques françaises ou travaillant en France. Mais au final, on peut diviser les marques en 3 catégories :
1- celles qui n’ont compris ni Twitter ni les autres médias sociaux ; ils atterrissent sur Twitter parce qu’on parle de Twitter mais ils n’ont ni objectif ni stratégie ; ils poussent de l’information à l’ancienne en se disant que cela fera toujours de la pub.
2- celles qui ont compris Twitter mais s’y intéressent peu en réalité ; il n’y a donc pas de conversation entamée avec les publics.
3- celles qui ont compris Twitter et qui se placent intelligemment sur cet outil. Celles-là, on les reconnaît dans les 10 premiers tweets.
Quelques cas sautent aux yeux : Le Twitter de GDF Suez est affligeant avec ses méthodes des années 80. Bravo Yoplait qui se jette des fleurs mais n’engage pas de conversation. Matelsom qui engage une réelle conversation et relation avec ses clients. La Ligne de Free qui montre toute la maturité d’un outil d’assistance clients direct et transparent. Careers SocGen en terme de recrutement avec une vision large. Pour ne citer qu’eux.
Les marques et leur positionnement marketing sur Twitter
Relations Publiques : Ericsson France / Adidas France développe son compte Twitter autour de l’actualité sportive / Ben & Jerry’s France / Alcatel Lucent / Canon France / La Redoute / Pages Jaunes information et veille secteur / Warner Bros / Gaumont vrai compte Twitter de conversations / Kodak / GDF Suez pense que Twitter sert à balancer ses communiqués / SFR / Sennheiser bien varié et engageant / Areva Group le compte est-il toujours vivant ? / Crédit Agricole / EMI Music France / Groupe La Poste / Generali /
Assistance Clients : Bouygues Telecom fait le grand écart entre l’assistance aux clients, des infos de Relations Publiques et des promotions ! Ils devront vite créer des comptes distincts pour préciser leur offre / Actu Numéricable, pas destiné à être un compte Assistance, mais engagé de force / Nespresso multilingues / La Ligne de Free /
Brand marketing : Bravo Yoplait en sens unique /
Communication Corporate : Lexmark France / Renault Live actualité de la marque / BMW / Camif / BNP Paribas / Opel que du push / SFR Boutique un peu fourre-tout /
Promotion/Ventes : Surcouf / Cdiscount / Domino’s Pizza / Magasins Ed , des promos essentiellement, mais pas que. /Pizza Hut promos et buzz / Pixmania Promo / Fnac qui change d’avis d’après son message du 25 janvier ! / Monoprix / Carrefour mélange très maladroit de tweet promos et relations publiques / Mister Good Deal /
Développement produits : RATP avec le compte Twitter La Fabrique RATP, porte d’entrée du blog de la marque. / Atelier SFR, entrée des pages Beta-Tests /
Relation Clients : Matelsom / EDF mais leur compte semble abandonné / Air France /
Evénementiel : Toshiba opé Partez Dans L’Espace apparemment le compte est mort depuis /
Communication produits et services : La Poste / Philips France / Nokia France / Crédit Mutuel Loire Atlantique Centre Ouest /
Création de trafic : LG vers le blog de la marque / Orange Business vers leur portail de blogs / Coca-Cola Web vers le web magazine du même nom / Caisse d’Epargne de la création de trafic via RT /
Recrutement : Careers SocGen bel exemple RH à la Société Générale / Michelin Recrute clair /
Communication financière : Essilor / Groupe Bouygues /
La France n’est pas encore la terre des études de marché sur Twitter, de la formation des consommateurs, de la communication interne… il reste beaucoup à faire. Mais au final, certaines marques ont déjà osé, en France, alors même que le marché Twitter n’est pas encore développé, considérer l’outil comme sérieux et impactant.
Enfin, pour info, ce post fait écho à un tweet envoyé par @cdeniaud et sa liste de 66 exemples de marques tweetant en France.





