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Etes-vous prêt à laisser Pages Blanches ou Webmii afficher votre identité numérique et vos infos personnelles ?
25/03/10
Nous avons un comportement contradictoire sur Internet : on veut protéger son identité mais on est prêt à donner beaucoup d’informations, dont certaines intimes. J’ai fait un billet à ce sujet la semaine dernière.
Deuxième paradoxe : on est souvent prêt à tisser des relations sociales fortes en ligne mais pas forcément à passer le cap des relations sociales réelles. Ce décalage se traduit notamment par le phénomène des avatars, pas tellement pour dissimuler son identité mais plutôt pour dissimuler une certaine pudeur, voire de la timidité. Je suis à peu près certain que pour 95% des internautes, les profils Facebook, Copains d’Avant, Viadéo, etc. sont une forme d’avatar.
D’où le malaise que l’on ressent en voyant sur les moteurs tels Webmii autant d’informations virtuelles et réelles associées. Voyons maintenant le cas de Pages Blanches (qui vient d’ailleurs de racheter 123people).
Pages Blanches choisit le mélange des genres
Depuis hier, PagesBlanches crée le même sentiment de malaise en publiant, à côté des nos coordonnées personnelles, nos profils sur Facebook, Viadéo, LinkedIn, Twitter, CopainsdAvant et Trombi. Le fait de relier les coordonnées personnelles aux profils web est dérangeant, on a l’impression de se faire « annuairiser » et tracer. Le service est certes en version « béta », il n’empêche que plusieurs conséquences devraient découler de ce type de pratiques :
- Une prise de conscience accélérée de notre identité numérique et de ses failles (un élément plutôt positif);
- Une augmentation des avatars anonymes, nos doublons numériques ne précisant ni noms, ni prénoms – du genre ViralWarrior :)
- Une augmentation des services de « nettoyage » par des agences qui surfent sur le phénomène (alors qu’avec un peu d’exigence, on peut le faire seul)
- Des demandes de suppression rapide de nos coordonnées personnelles en ligne (adresse, téléphone fixe, téléphone portable, etc.)
- Et peut-être un phénomène de rejet de la géolocalisation (car la prochaine étape d’un service comme PagesBlanches, c’est de préciser où je me trouve précisément en temps réel).
Bref, je ne suis pas sûr que le public français soit prêt pour ce genre de service. J’aimerais avoir votre avis là-dessus ? Et surtout votre comportement de consommateur… acceptez-vous que l’on associe vos coordonnées persos à vos profils web ?
Qui alimente le web 2.0 ? Qui construit mon identité numérique ?
18/03/10
Il ne faut pas se voiler la face : nous sommes d’un laxisme inquiétant concernant nos traces sur Internet et à part quelques personnes consciencieuses et prudentes, la majeure partie des internautes papillonne de sites et sites en laissant des informations cruciales. Pour toute société, il n’y a qu’à se baisser pour ramasser !
Pour gagner un voyage au Maroc, vous laissez vos coordonnées, votre situation familiale et quelques informations de consommateur. Pour vous inscrire sur Facebook, vous laissez vos orientations sexuelles, votre opinion politique et religieuse. Sur Viadéo, vous listez votre parcours professionnel complet tandis que sur Copains d’Avant vous donnez de nombreux détails sur votre enfance, vos amis, votre famille. Ajoutez à cela vos coordonnées sur les pages blanches et vous voilà servi ! Vous avez toujours agi ponctuellement, sans volonté de dresser une image de vous sur Internet; mais de fait, vous voilà en train de vous construire une image comme on fait un puzzle.
Identité numérique : je commence par balayer devant ma porte !
La première personne qui nuit à votre e-réputation, c’est vous ! En termes de confidentialité, nous sommes de vraies passoires ! Nous acceptons de laisser des informations quelquefois anodines pour n’importe quoi. On devrait pourtant se rendre compte que :
- Mises bout-à-bout, ces informations dressent un portrait étonnamment complet de nous; C’est le recoupement dans la masse d’informations qui est inquiétant;
- Parmi ces infos, certaines peuvent directement nuire à notre quotidien (parce que datées, indiscrètes, trop impliquantes ou détournées)
Comment se rendre compte des dégâts… par exemple :
- en recherchant votre nom sur Google et autres moteurs (« nom+prénom », « prénom+nom », nom+prénom, prénom+nom, bref dans tous les sens possibles) et en listant tous les informations qui vous concernent et vous dérangent;
- en recherchant l’information publique vous concernant sur des sites comme Webmii, 123people ou Pipl et là encore, en listant ce qui vous dérange;
Ensuite les réflexes sont simples :
1- D’abord reprendre tous les comptes concernés (Facebook, Copains d’Avant, etc.) pour retirer de vous-même les informations confidentielles (cela prend du temps! Par exemple de vérifier TOUS les paramètres de confidentialité sur Facebook).
2- Ensuite demander à tous les sites tiers ou amis ayant diffusé de l’information non souhaitée sur vous de les retirer; c’est long mais nécessaire.
3- Enfin contrôler toutes les informations que vous donnez désormais et les destinataires de ces infos (pour gagner un voyage, dois-je donner telle ou telle info ?) en se fixant une ligne de conduite : ce que j’accepte de montrer/ce que je ne veux pas montrer. Vérifier au passage quelles petites cases vous cochez (ou vous ne décochez pas)…
Dernier réflexe : veiller régulièrement sur son image en refaisant le même travail, voire en systématisant les choses grâce à des alertes -Google Alertes par exemple- sur vos noms et prénoms dans tous les sens.
Le web 2.0 ouvre tant de libertés que pour s’y épanouir, c’est à nous de fixer les règles !
On ne décline pas une campagne de communication sur Facebook et Twitter: on engage des conversations !
9/03/10
Le web 2.0 est tellement à la mode que la plupart des agences sont prêtes à faire n’importe quoi. Comme par exemple utiliser Facebook et Twitter comme de simples tableaux d’affichage. La campagne médias (presse, radio, TV, affichage, etc.) est donc relayée sur Internet.
« La campagne sera déclinée sur le web, notamment via Facebook », on le lit tous les jours : les pages Facebook et comptes Twitter deviennent des alibis pour quelques agences essoufflées qui veulent donner l’illusion d’être dans le coup.
Alors d’abord, être sur Facebook et sur Twitter, ce n’est pas forcément être dans le coup. Si vous utilisez un râteau alors que votre objectif est de creuser un trou, pas sûr que cela soit efficace. Mais l’agence veut faire plaisir à la marque, suivre les sirènes, et ne veut surtout pas perdre la compétition. Il faut mettre un peu de réseaux sociaux… Pourquoi faire ? On ne sait pas, mais il faut mettre des réseaux sociaux. Alors on décline le visuel, on l’adapte à Facebook sur un nouvel onglet et le tour est joué. Reste à mettre le petit bouton « F » sur le site dédié et le tour est joué, le client n’y verra que du feu !
Mais il y a mieux : être sur Facebook et Twitter, c’est exigeant. Vous pouvez effectivement ne faire que du push d’informations, une dizaine sur les 2 mois de votre campagne (en mêlant l’ouverture, les communiqués de presse, la pub en vidéo et les affiches en images). Ca aura l’air animé et vous pourrez berner le client. Mais vous ne bernez pas les cibles qui, elles, sont plus attentives. Car une marque présente sur le web 2.0 pour faire du 1.0, ça se voit comme le nez au milieu du visage.
L’internaute est plus intelligent que ceux qui lui préparent des campagnes
Chères agences, l’internaute va vite, très vite, et il est nettement plus intelligent que ce que vous imaginez. Votre campagne en sens unique, il la voit à 3 kilomètres et il ne la retient pas ! Si Facebook n’apporte rien, si Twitter n’apporte rien, il passera son chemin avec un retour « d’expérience » inassouvi et une frustration néfaste à la marque.
Facebook et Twitter sont des outils qui demandent des objectifs, des stratégies, des ressources (en temps surtout, et en budget). Et vos cibles attendent une expérience, aussi mince soit-elle, mais une vraie expérience.
Donc non, une campagne n’est pas déclinée sur le web 2.0 ! Par contre, en prolongement d’une campagne, la marque engage la conversation avec ses communautés, recrute, fidélise et échange avec ses utilisateurs. Et Facebook et Twitter peuvent s’insérer dans cette démarche.
Entreprises, oubliez vos préjugés, les réseaux sociaux sont votre territoire!
5/02/10
A priori, le web 2.0 reste encore un terrain miné pour les entreprises en 2010. Non pas qu’il soit réellement miné -car avec un cadre et des stratégies adéquats les entreprises peuvent s’y épanouir sans difficultés- mais il subit une image dévalorisante dont il a du mal à se défaire.
Qu’est-ce que les médias traditionnels montrent du web 2.0 ? De la peur (les pirates informatiques, les pédophiles sur les chats, des groupes de discussion extrémistes, etc.), des excès en tous genres (des vidéos à la hauteur des ‘VidéoGag’, les 100 meilleurs quelquechose et les 100 pires), des risques (le temps passé par les salariés sur les réseaux sociaux, des jeux vidéos en ligne chronophages dans la vie de jeunes)…
Bref, si les réseaux sociaux ne remontent que l’écume de l’information des médias traditionnels (c’est le principal enseignement de l’expérience Huis Clos sur le Net), les médias traditionnels remontent une image parfaitement déformée de la réalité des médias et réseaux sociaux (Mickaël Vendetta dans la Ferme Célébrités sur TF1, c’est quoi ?)
Comme l’ont annoncés différents gourous de l’Internet 2.0, en 2010 la récréation est terminée ! Les entreprises vont devoir aller sur le terrain de leurs publics….
Oubliez Susan Boyle, pensez au mécanisme de bouche-à-oreille facilité par la viralité des messages des réseaux sociaux.
Oubliez l’image adolescents et photos de soirées sur Facebook, pensez aux 15 millions de comptes français sur Facebook et à votre visibilité.
Oubliez que Obama est sur Twitter, pensez à la progression de Twitter et à ses différentes utilisations directes pour vos contacts pros.
Oubliez les réseaux rigides et grand public, pensez au réseau social dédié à votre entreprise.
Oubliez les blogs ados hébergés par Skyrock, pensez au réseau d’influenceurs et de prescripteurs que peuvent représenter les bloggueurs les plus suivis.
Oubliez votre site Internet pas forcément à jour, pensez à tout ce que vos utilisateurs disent de vous sur les forums et blogs et créent comme contenu.
Oubliez ce commentaire négatif arrivé en 7ème résultat sur Google, pensez à la veille complète que vous allez mettre en place pour vous faire une véritable idée de votre e-réputation.
Oubliez que YouTube ne vous concerne pas parce que vous ne faites pas de vidéo, pensez au potentiel de contacts par la publicité sur les réseaux sociaux.
Oubliez cette discussion vous concernant sur un forum, pensez au service client que vous pouvez y développer.
Bref, oubliez vos préjugés, écartez la fausse image drainée par les médias traditionnels, le web 2.0 est votre espace de travail et votre territoire de communication.
Réseaux sociaux : votre marque présente en katimini plutôt que rien du tout ?
25/01/10
La tentation est grande. Peu de budget, pas de temps à y consacrer… pourtant vous avez l’impression (bonne) qu’être absent des réseaux sociaux serait une erreur. Vous avez donc opté pour une stratégie défensive : votre entreprise sera présente dans les réseaux sociaux par défaut.
Ce n’est pas une mauvaise se idée en soit. Et 2 arguments forts abondent dans votre sens.
Votre nom est votre première image : réservez-le !
Il faut « réserver » sa place dans les réseaux sociaux. Le problème des username (votre nom sur les réseaux) est bien réel. Comme les noms de domaine, les username ne sont pas infinis. Personnellement, je recommande aux entreprises de taper dans le Big4 français, les réseaux persos/pros susceptibles de parasitage : Facebook, Twitter, YouTube et Flickr. Viadéo et LinkedIn sont moins risqués parce que pros. Enfin j’ajouterais SlideShare par sécurité. Si vous ne réservez pas votre marque en username, vous passez à côté d’une meilleure visibilité et d’une certaine sécurité. Prenez l’exemple d’Orangina et Twitter… https://twitter.com/orangina. Joli raté, non ? Donc 1, bloquez tous les comptes à votre nom et détaillez immédiatement votre profil (en précisant que le compte n’est pas encore actif et en renvoyant votre contact vers un lien plus classique -email, site, etc.-).
On reste en contact ?
Seconde bonne raison d’être présent par défaut : vous prenez date dans les réseaux sociaux. Sous-entendu : on a compris l’enjeu des réseaux, on souhaite converser avec vous, chères cibles, mais le temps manque. Donc on reste en sous-marin et on reste en contact. Et vous créez ainsi une nouvelle porte d’entrée vers votre marque, votre site. De fait, selon la notoriété de votre marque, les contacts vont progresser, parce que des gens aiment votre marque. Le Centre Commercial Lyon Part-Dieu compte près de 5000 fans sur Facebook en ne faisant absolument rien sur sa page. Un Centre Commercial ?! 5000 contacts privilégiés, ça ne se refuse pas… restez connectés à vos cibles !
Le minimum vital existe donc dans les réseaux sociaux. Et honnêtement, même déconnecté de tout objectif en ligne, cette première étape ne paraît pas très risquée. Pourtant, il y en a un, de risque.
Ne quittez pas, une opératrice va vous répondre…
En créant un espace dans les réseaux sociaux, vous engagez, de fait, une conversation avec vos cibles. Pas une longue conversation, certes, mais vous l’engagez tout de même. Et vous laissez tout le monde en plan…! Si c’est très temporaire, hum, pourquoi pas… mais vous ne pouvez abuser de la situation. Les médias sociaux, et particulièrement les réseaux sociaux, sont des espaces d’échanges. Vous avez entamé une conversation (et c’était la bonne décision), il va falloir l’entretenir maintenant ! Une présence par défaut pourra vite être interprétée comme un message en sens unique, bref de la pub, le contraire de l’esprit 2.0 ! Il va falloir poursuivre votre effort : écouter, échanger, parler, répondre. Une vraie conversation.





